Communiqué spécial : Dégradation orageuse pour lundi et mardi.

Article rédigé le Samedi 15 Juin 2013 par agatefrance
 
 
La combustion du bois, des branchages et des feuilles dans les cheminées des particuliers, les jardins et les champs est responsable, en hiver, de 50 % à 70 % des émissions d'aérosols carbonés en Europe. Ces particules représentent environ 60 % des polluants en suspension dans l'atmosphère.

Cette pollution domestique et agricole s'étend sur tout le continent européen, depuis la côte portugaise jusqu'en Hongrie, et se développe depuis le sol jusqu'à la troposphère, à une altitude de 8 000 à 10 000 m. Tels sont les résultats des recherches menées entre 2001 et 2005 dans le cadre du programme européen Carbosol, qui seront publiés, samedi 15 décembre, dans The Journal of Geophysical Research.

Le programme Carbosol, coordonné par Michel Legrand, du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (LGGE) de Grenoble, et soutenu par l'Institut national des sciences de l'univers du CNRS, avait pour but d'étudier les aérosols carbonés européens d'origine végétale et de les comparer avec la pollution provoquée par la combustion des énergies fossiles (transports, industrie, chauffage au fioul ou au gaz), qu'on pensait prépondérante.

Les données réunies par Carbosol confirment les résultats de deux autres études menées dans des villes. L'une, réalisée en 2004 à Zurich (Suisse), a montré que la combustion de la biomasse était responsable d'au moins 40 % de la pollution en particules carbonées. L'autre, effectuée par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) et d'autres organismes, en 2007, à Paris, Lille, Strasbourg et Grenoble, à la demande du ministère français de l'écologie, a fourni des résultats très similaires.

Pour effectuer leur étude, les chercheurs européens de Carbosol ont travaillé sur différents sites, dont les observatoires du puy de Dôme (1 400 m) et du mont Blanc (4 300 m). Ils ont utilisé principalement deux marqueurs : le carbone 14, un isotope radioactif du carbone qui se désintègre rapidement, et le lovoglusan, un sucre produit lors de la combustion de la cellulose. Ce dernier s'est révélé être un excellent traceur chimique permettant de relever sans ambiguïté les émissions dues à la combustion de biomasse.

Les feux domestiques et agricoles sont très polluants car, à ce jour, "aucun effort n'a été fait pour les contrôler, contrairement à la combustion des combustibles fossiles utilisés dans l'industrie ou l'automobile, qui est soumise à des réglementations", explique Florent Domine, chercheur au LGGE.

Pour réduire cette pollution domestique et agricole, qui engendre des troubles respiratoires et des cancers du poumon, il faudrait interdire ces feux. Ce qu'ont déjà fait la Suisse et l'Allemagne pour les brûlis, tandis que d'autres pays réglementent les feux de cheminée.

Sources : Le Monde.fr
Mots clés : actualite, meteo
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