Les événements climatiques à retenir au cours de ces prochains jours

Article rédigé le Mercredi 11 Février 2015 par agatefrance
 
 
Porteuse de rares promesses et surtout de risques, la fonte des glaces sera le thème central de la Journée mondiale de l'environnement, traditionnellement célébrée le 5 juin.

La ville-hôte des principales manifestations sera cette année la cité norvégienne de Tromsoe, dans l'Arctique, une région qui se réchauffe deux fois plus vite que la planète.

"L’Arctique et l’Antarctique, étant les premiers à éprouver toute évolution thermique, ils sont le système d’alerte précoce de la Terre aux phénomènes climatiques", souligne le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement.

A la fois cause --la glace réfléchit la chaleur alors que l'eau l'absorbe-- et conséquence du changement climatique, la disparition progressive des surfaces glacées et enneigées affecte déjà les 4 millions d'habitants de l'Arctique. Pour cause de recul de la banquise sur laquelle ils chassent le phoque et l'ours polaire, les Inuits peinent à perpétuer leur mode de vie traditionnel. Espèce emblématique de l'Arctique, l'ours polaire est d'ailleurs menacé d'extinction dans les décennies à venir en raison de la disparition de son habitat.

"Ce qui arrive dans l’Arctique et l’Antarctique (...) nous concerne tous directement, que l’on soit un habitant du Bassin du Congo, de l’Outback australien, ou de la Chine rurale, ou même un citadin de Berlin, de New Delhi, de Rio de Janeiro ou de Washington", affirme M. Steiner.

Selon des chercheurs canadiens, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, seconde réserve d'eau douce de la planète après l'Antarctique, provoquerait une élévation de sept mètres des océans, lesquels engloutiraient des îles et des zones côtières, y compris des Etats du Pacifique. Un tel phénomène obligerait le déplacement de dizaines de millions de "réfugiés climatiques" auxquels s'ajouteraient par ailleurs des légions d'hommes et de femmes fuyant sécheresses et inondations liées au réchauffement de l'atmosphère.

Selon le Giec, la stabilisation des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère permettrait de limiter à environ 2°C l'élévation du thermomètre et ne coûterait que 0,12% de PIB mondial. Mais, malgré la proposition la semaine dernière par le président George W. Bush d'une "nouvelle initiative" pour la réduction des gaz à effet de serre, les Etats-Unis, principaux émetteurs actuels de CO2, rechignent toujours à prendre des engagements contraignants.

Source: Yahoo Actualités
Mots clés : actualite, meteo
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