| L'automne 2005 a été très clément avec des températures estivales et un déficit pluviométrique important. En effet, en septembre, ce déficit a atteint localement 50% des normales (exemple du Calaisis). Les températures, dépassent de 1 à 2°C les normales. Toutefois, une perturbation dans la première quinzaine de septembre a contribué à les diminuer nettement. En octobre, ce sont 3 à 5°C au dessus des normales saisonnières qui sont encore observés. Octobre 2005 restera dans les annales comme l'un des plus chauds de ces 10 dernières années. Toutefois, durant la seconde partie du mois, l'ensoleillement sera déficitaire et les précipitations plus abondantes. Le Nord et l'Ouest du Pas-de-Calais ont été bien arrosés alors que l'Est du département a connu un important déficit. Septembre et octobre sont donc caractéristiques de ce que l'on appelle un été indien. Eté indien qui se prolonge, car il est rare de se trouver dans des conditions encore estivales mioctobre! Le mois de novembre, est plus automnal. Il fait la transition entre un début de saison chaud et sec et les premières gelées. Dans sa première décade, la douceur et les pluies observées le mois précédent sont encore de mises. Dans la seconde partie du mois, les températures retrouvent des valeurs de saison, même si elles sont encore supérieures aux normales d'environ 1°C sur le littoral. Les précipitations sont normales, voire localement excédentaires. Globalement, le département du Pas-de-Calais connaît des précipitations plus abondantes et des températures plus automnales durant cet automne que le Nord. |
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| Cet hiver s'inscrit dans la lignée de cet automne. D'importants contrastes sont à nouveau relevés. Des températures plus froides que les normales, un déficit de précipitations, des durées d'ensoleillement très contrastées. Le mois de décembre, comme l'automne, est marqué par un déficit en précipitations sur les trois quarts de la région. Les pluies sont très irrégulières et se font généralement sous forme de neige. Les températures de décembre restent très douces, et les gelées nocturnes sont faibles et se produisent en fin de première et de seconde décade du mois. Janvier est beaucoup plus hivernal, avec des températures froides et de fortes gelées, le déficit en précipitations est toujours très important. La durée d'insolation est supérieure à la normale. Ces observations sont valables pour l'ensemble de la région. A noter que le déficit pluviométrique s'observe depuis le mois de septembre. Enfin, le mois de février est caractérisé par du froid, de la pluie et un ensoleillement faible. Il s'agit donc d'un mois de février rigoureux! Malgré tout, les précipitations enregistrées se font rarement sous forme de neige. Toutefois, les températures sont conformes aux normales, voire très légèrement plus froides. On se trouve tout de même loin des records de février 1956. Les valeurs ne sont inférieures aux normales que de 1 ou 2°C. Février est le moins ensoleillé depuis ces trente dernières années. Cela apparaît comme positif après les tendances observées lors des précédents mois où pour reprendre l'expression couramment employée, les saisons n'étaient plus à leur place. En effet, les précipitations tant attendues sont enfin arrivées, elles sont même excédentaires localement. |
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| Ce printemps est caractérisé par des pluies importantes, qui « compensent » le déficit de l'automne et de l'hiver précédents. En mars, les précipitations sont de plus en plus importantes à mesure que l'on s'éloigne du littoral, ce qui peut sembler paradoxal par rapport aux relevés habituels. Le froid est encore bien présent, avec des températures inférieures aux normales de saison. Des gelées sont encore visibles, la douceur ne revient qu'en fin de mois, toujours accompagnée de pluie. L'insolation est conforme aux valeurs habituellement relevées, notamment sur le littoral. Pour le mois d'avril, c'est tout le contraire, la pluviométrie est largement déficitaire sur le Pas-de-Calais. Le Nord se rapproche des normales, le déficit est de moins en moins marqué à mesure que l'on s'éloigne du littoral, on retrouve ici, la même tendance qu'en mars. Les températures sont conformes aux normales de saison, il sera tout de même possible d'observer encore localement quelques gelées en début de mois. L'insolation est normale. Toutefois, les valeurs enregistrées les mois passés et qui ont été défavorables aux cultures (pluies mal réparties, excédentaires ou déficitaires, insolation trop faible.), ne pourront malgré tout pas être compensées par un mois d'avril, aussi clément soitil. En effet, les cultures dépendent essentiellement du bilan global de l'année. En mai, des valeurs anormales sont à nouveau observées. Une trop forte pluviométrie, une faible insolation et des températures très fraîches pour la saison. Les précipitations sont, en effet, environ trois fois supérieures aux valeurs habituelles. Il a quasiment plu tous les jours durant la deuxième quinzaine du mois. Mai est presque automnal. | ![]() |
Quant aux températures, tout comme pour les précipitations, le début de mois, est encore clément. C'est surtout dans la seconde moitié de mai, que les températures chutent, parallèlement aux précipitations qui sont pratiquement incessantes. L'ensoleillement ne peut, quant à lui, qu'être faible et correspondre globalement à un mois de mars. Le printemps, a été chaotique , avec de grands contrastes entre les mois. Un mois d'avril doux, laissait penser que la période de croissance végétale allait bon train, or, en mai, la tendance s'est inversée et les paramètres climatiques ont à nouveau été défavorables aux cultures. |
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| Le mois de juin fut un mois estival satisfaisant. Il a fait doux, voire chaud en fin de période. Les précipitations, quant à elles, sont de nouveau en déficit. Juillet 2006 a été caniculaire, il représente le mois le plus chaud que le Nord ait connu. Les températures ont été très chaudes mais le caractère exceptionnel de ce mois, réside plus dans la durée de ces fortes températures que dans leur intensité. L'ensoleillement correspondant est très important, le record de 1959 est battu avec 321 heures d'ensoleillement contre 302 en 1959. Les pluies ont été à nouveau déficitaires, les cumuls enregistrés ne correspondent en réalité qu'aux pluies orageuses. Le déficit, comme lors des mois précédents, est surtout important près du littoral. Les conséquences sur l'agriculture sont, de ce fait, considérables, avec des besoins en eau très importants qui ne sont pas satisfaits et des fortes températures venant griller les cultures. Avec le mois d'août, la tendance s'inverse. Août est le plus pluvieux, le moins ensoleillé et parmi les plus froids jamais observés. Les précipitations ont été considérables. Les températures bien inférieures aux normales de saison. Le mois est quasi automnal. | ![]() |
Cela a des conséquences non négligeables sur les cultures et les récoltes. On se croit déjà en septembre, voire en octobre et tout le monde pense que l'été est bel et bien fini, un nouveau renversement de situation sera cependant observé. |
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- 37 mm de pluie en 2h au Touquet dans la nuit du 9 au 10 septembre 2005 (62) - 23,5°C à Marconnelle le 29 octobre 2005 (62) - 10 cm de neige dans le Douaisis fin novembre 2005 (59) - Episode verglaçant à Licques, ayant beaucoup perturbé la circulation le 30 décembre 2005 (62) - 1 mm de pluie à Lens en janvier 2006(62) - Visibilité inférieure à 100 m pendant plusieurs heures à Lesquin, début février 2006 (59) - 17 jours de gelées à Cambrai- Epinoy, au lieu des 8 habituels, mars 2006 (59) - Neige à Cambrai-Epinoy le 4 avril 2006 (59) - Rafales à 100 Km/h dans une grande partie du Nord, accompagnant de violents orages, mai 2006 (59) - 38,3°C à Dunkerque le 19 juillet 2006 (59) - 43 mm de pluie à Cassel le 12 août 2006 (59) - 29,8°C à Cambrai, le 12 septembre 2006 (59) |
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Ven 09 Mai à 08h52
